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Turquie. Protestons contre l'arrestation de plus de 100 syndicalistes du secteur public !

En partenariat avec la Confédération Syndicale Internationale, l'Internationale de l'Éducation, l'Internationale des Services Publics et la Fédération Syndicale Européenne du Service Public

Le mercredi 10 Avril 2013, la 13ème Grande Cour pénale d'Ankara a décidé que les 22 membres de KESK, arrêtés le 25 juin 2012 ainsi que les 50 autres membres de KESK, mis en accusation sur la base de la législation exceptionnelle anti-terroriste, devaient être libérés après près de dix mois de détention provisoire. Les accusations n'ont toutefois pas été abandonnées, et les 72 accusés doivent comparaître devant la cour à nouveau le lundi 8 juillet. Au même temps, 15 autres membres de KESK, toutes des femmes, doivent comparaître devant le tribunal, jeudi 18 avril 2013, neuf d'entre elles ayant passé huit mois en détention provisoire, et trois autres, dix mois. Ces cas illustrent l'aggravation des abus du système juridique turc par les autorités afin de museler l'opposition en général et les syndicats en particulier. Nous renouvelons donc notre appel à la libération immédiate et inconditionnelle de tous les syndicalistes arrêtés.

Des descentes de police ont ciblé des membres et des dirigeants du syndicat KESK (secteur public) au petit matin du mardi 19 février 2013. Dans cette nouvelle attaque contre le mouvement syndical turc, perpétrée par les autorités locales de 28 villes à travers le pays, une centaine de syndicalistes ont été arrêtés dont plusieurs membres du syndicat des enseignants, Egitim Sen. Au total, 167 mandats d’arrêt ont été délivrés sur des accusations de liens avec des organisations terroristes. 58 des syndicalistes arrêtés sont actuellement en détention, les autres ayant été relâchés. Ce n’est pas la première fois que les autorités turques emploient une législation anti-terroriste pour neutraliser des syndicalistes.
Le 10 avril, à la 13ème chambre de la Cour criminel d’Ankara, débutera le procès de 72 autres membres de KESK arrêtés le 25 juin 2012. La Commission Européenne avait alors exprimé sa préoccupation concernant le système judiciaire turc, en particulier l’accès aux dossiers de l’accusation, l’absence de motivations détaillées des décisions d’arrestation et de détention ainsi que la durée excessive des détentions pré-jugement. La Commission déplorait « l’application large du cadre légal du terrorisme et du crime organisé qui conduit à des limitations récurrentes (des droits fondamentaux) ».
Nous sollicitons la libération immédiate et sans condition de l’ensemble des syndicalistes arrêtés et exhortons les autorités à cesser d’assimiler les syndicalistes aux terroristes aux fins de répression du mouvement syndical ouvrier.
Les syndicalistes turcs ont besoin de notre solidarité !
 




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